Et si on arrêtait de chercher un sens à sa vie ? Que trouverions-nous ?

chercher un sens à sa vie Noémie Elkrieff

Chercher un sens à sa vie présuppose qu’il y a quelque chose à trouver qui n’est pas déjà là. Je comprends cette démarche et je l’ai vécue plusieurs fois dans ma vie. Je me souviens surtout de toute la souffrance que je ressentais à l’idée que ma vie n’ait pas de sens, et la culpabilité que je ressentais de ne pas avoir trouvé ce sens. Finalement j’ai découvert un mécanisme qui ne nous aide pas en période de difficulté (déprime, rupture, burn-out,…) que j’observe aussi chez beaucoup de mes client.e.s en début de parcours… Alors je vous pose la question : et si on arrêtait de chercher un sens à sa vie ? Que trouverions-nous ?

On pourrait vivre dans le présent et non dans nos peurs

Rappelons-nous que notre cerveau est une très vieille machine câblée sur un mode de survie, comme si nous étions encore au temps des cavernes et que nous étions en danger tout le temps. Nous le vivons notamment dans nos peurs (du manque, du rejet, de l’abandon,…). Le problème est que dans notre société nous pouvons tout faire, tout devenir, tout créer ! 1 millions d’entreprises ont été créées en France en 201, et c’est 17% de plus qu’en 2020.

J’appelle cela un problème car pour notre cerveau, ce « tout est possible » crée des signaux de danger (équivalent à un animal sauvage qui serait prêt à nous dévorer) : la comparaison avec celles et ceux qui réussissent, la peur de ne pas faire sa place, et j’en passe.

Il existe une solution selon Ludovic Leroux, expert en neurobiologie : remplacer le signal de danger situé dans le système nerveux sympathique, par un signal de lien, de connexion, de joie, de compassion du vagal ventral. Lors d’une conférence à laquelle j’ai assisté ils nous a simplement proposé de nous relier à tous les moments de joie, d’amour, dans lesquels nous nous sommes senti.e.s en sécurité, protégé.e.s, vu.e.s, entendu.e.s, aimé.e.s.

En déclenchant cette autre biochimie intérieure, nous stoppons le système de danger pour regarder tout ce qui est déjà présent dans notre vie, toute la chance que nous avons. Cette idée me semble prioritaire si vous aussi vous êtes en quête du sens de votre vie. Elle propose de se connecter d’abord à tout ce qui est déjà en vous de bon et d’agréable, pour continuer de chercher cela dans vos sens-ations !

À quoi bon chercher un sens à sa vie si c’est pour vivre le quotidien pris au piège de nos pensés auto-critiques, nos peurs de l’avenir,… Faites comme la petite fille du conte que je vous invite à relire 🙂 
Vous avez peur de l’avenir ? Un joli conte pour vous aider

On pourrait faire ce qu’on aime plutôt que ce qu’on attend de nous

chercher un sens à sa vie passion

Si tout est possible, pourquoi ne nous tournons-nous pas simplement vers ce qui nous rend heureu.x.ses ? Que cherchons-nous à satisfaire ou qui ?

Cela remonte à très loin : pourquoi avez-vous choisi ce métier que vous exercez par exemple ?

Si tout est possible, pourquoi ne nous tournons-nous pas simplement vers ce qui nous rend heureu.x.ses ? Que cherchons-nous à satisfaire ou qui ?

 Était-ce par vocation ou pour répondre à des attentes de vos parents, de vos professeurs, de vos camarades ? Je suis certaine en ce qui me concerne que le métier d’accompagnante était déjà là à m’attendre quand j’avais 18 ans et que je choisissais mon orientation professionnelle. Mais à ce moment-là j’avais 2 problèmes : 1. mon père détestait les pyschologues et autres métiers d’accompagnement, il m’a découragée. 2. j’avais intégré la vision de ma mère et moi quand nous parlions de la Noémie future comme d’une « business woman » en mode working girl. Finalement j’ai choisi la classe préparatoire aux grandes écoles de commerce et je me suis suradaptée pendant +10 ans à un environnement qui ne me convenait pas et qui me demandait d’avoir des comportements qui n’étaient pas alignés avec mes valeurs profondes.

Depuis 3 ans que je suis devenue entrepreneur.e, cette question de ce qu’on attend de moi, et même de ce que je crois qu’on attend de moi est toujours aussi forte, elle peut encore parfois me faire perdre le sens de ce que j’aime et de ce que je veux créer

Je vous invite alors à faire ce même chemin de questionnement que je m’offre le plus souvent possible :

1. est-ce que ce que je suis en train de faire/de créer/de construire/d’imaginer me rend heureu.x.se ?

2. est-ce que l’avenir que j’imagine avec ce choix me convient ? Par exemple je ne pouvais m’imaginer un avenir dans mon ancien travail, gravis les échelons, devenir le miroir de mes supérieur.e.s, tout cela n’avait pas de sens pour moi.

3. qu’est-ce que je décide de faire en accord avec mes valeurs et qui je choisis d’être ?

Évidement, chercher le sens de sa vie n’est pas uniquement chercher le métier qui vous correspond. Mais pour moi cela est passé en grande partie par là. Petit à petit j’intègre les autres dimensions du sens de Viktor Frankl, que je vais vous faire découvrir dans le prochain point :

On pourrait trouver le sens plutôt que le chercher

Le sens de la vie ne se trouve pas dans les résultats de vos actions, il se trouve dans les actions elles-mêmes. C’est donc ce que Viktor Frankl, psychiatre rescapé des camps de concentration nous a montré dans son ouvrage Man’s Search For A Meaning (Découvrir un sens à sa vie)

Il nous parle de 3 sources de sens qui s’offrent à notre quotidien :

1. réaliser des tâches que nous sommes les seul.e.s à pouvoir faire ainsi 

Au croisement de notre expérience, de nos connaissances et de nos talents. Autrement dit : trouver notre zone de génie et nous atteler à apporter au monde ce que nous seul.e.s pouvons apporter car nous sommes uniques.

Petite parenthèse : C’est ce que nous faisons dans Les Célestes et je serais très honorée de vous accompagner sur ce chemin de réaliser qui vous êtes !

2. aimer l’autre 

dans une vision de l’amour tournée vers le don de soi, Frankl nous propose d’imaginer comment nous nous sentirions à 80 ans si nous avons réussi à accompagner, guider, aider, élever les gens que nous avons rencontrés tout au long de notre vie.

Cette vision m’est apparue lors du concert sous hypnose Au-delà, dans laquelle Geoffrey Secco nous faisait vivre une expérience de mort imminente : si toute ma vie, toutes les personnes que j’avais rencontrée, j’avais pu les aimer, les aider, les faire se sentir bien, j’aurais apporté encore plus de bien dans le monde !

3. souffrir avec courage

À l’image de Nelson Mandela qui a tourné toute sa souffrance de 8000 jours en prison vers le sens d’inspirer le pardon dans le monde. Nous sommes invité.e.s à vivre toutes nos souffrances comme le sens de la personne que nous sommes appelée à devenir.

Pour cela il nous propose de « trouver de la valeur dans la souffrance » : comme tou.te.s ces héro.ïne.s que nous aimons : plutôt que de regarder notre souffrance et de plonger dedans, tourner le regard vers ce qu’elles nous ont permis de devenir.

En conclusion et pour aller plus loin…

Vous êtes la seule personne qui peut vous dire quel est le sens de votre vie et du métier que vous faites. Il y a des périodes dans lesquelles on se sent perdu.e.s et c’est le moment de vous faire accompagner pour retrouver le sens ! Comme une rampe de lancement pour vous aider à oser et vous lancer !

Je vous propose une rencontre offerte ici pour faire le point sur ce qui vous empêche aujourd’hui de trouver le sens de votre vie, et voir si je suis la bonne personne pour vous accompagner dans cette quête.

Je vous invite aussi à découvrir cet article : Comment trouver sa place au travail quand on est en perte de sens ?

Le sens de la vie ne se trouve pas dans le résultat de vos actions mais dans vos actions elles-mêmes.

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